Se réaliser ou donner un sens à sa vie
29 novembre 2016 Sandra Lacombe

Se réaliser ou donner un sens à sa vie

Publié dans Blogue, Bonheur & vie passionnante, Changer ma vie

La vie, telle que nous la connaissons, nous fait souvent réaliser, d’elle-même, qu’elle n’a pas vraiment de sens. Nous faisons face à de grands idéaux avec lesquels nous n’avons rien en commun et tombons nez à nez avec de multitudes de regrets. Ce qui nous fait réellement vibrer, ce qui nous rend joyeux, ce qui nous permet d’évoluer comme être n’existent plus ou occupent qu’une infime partie de nos journées.

Certains choisiront d’aller au-delà du chemin qu’ils ont entrepris jusqu’à présent. Ils choisiront de retourner à la source de leur être et de mettre à profit, pour eux et pour les autres, leurs qualités innées. Pour ces gens, le parcours est presque toujours le même et mérite d’être étudié de plus près par ceux qui désirent faire éclore ce qui dort en eux.

L’épanouissement qui en résulte nous libère du faux moi derrière lequel on s’est caché durant de nombreuses années et permet à quiconque de suivre les traces de celui qui a pratiqué avant nous. Cette transformation, jointe à celle des autres, peut changer la destinée des gens qui nous entourent et leur donner un meilleur avenir.

Voici les 4 étapes vers la réalisation de soi.


Qui je suis

Très tôt, nous nous connaissions. Nous savions, inexplicablement, ce qui nous enivrait. Nous avions cette lumière en nous très tôt dans la vie. Nous avions ni besoin de l’opinion des autres ni du regard des autres pour apprécier ce que nous étions. Nous nous aimions. Nous étions assez. Nous avions assez.

Très vite, nous nous sommes abandonnés. Nous avons oublié notre essence pour satisfaire l’opinion de ceux qui nous entouraient. De peur de faire face au jugement, nous nous sommes modelés aux idéaux sociaux sans même les remettre en question. À un âge vulnérable, lorsque nous cherchions qu’un regard approbateur, nous avons cru bon écouter les autres plutôt que de s’écouter. Nous avons cessé de nous aimer. Nous avons cru ne pas être assez. Nous avons cru avoir besoin de plus. Nous avons, radicalement, cessé de prendre soin de notre lumière.

Notre pureté naturelle s’est transformée en un ardent désir de combler un besoin secondaire : le paraître. Contrôlés par la peur, nous avons combattu, à s’en rendre malade, notre nature. Mais, cette nature profonde existe toujours. C’est elle qui cri et crée de l’anxiété. C’est elle qui se débat et rend malheureux. C’est elle qui cherche à respirer et fait comprendre que votre vie n’a plus de sens. C’est votre nature, votre essence, votre moi ultime qui savent qui vous êtes et cherchent à vous le rappeler sans cesse. Ils vous supplient d’arrêter d’être ce que vous ne voulez pas être. Ils vous rendent malade pour que vous les entendiez. Mais, entourez de millions d’individus qui livrent la même bataille, nous ne voyons pas au-delà des cavaliers en selle prêts à se frayer un chemin par la force.

Nous sommes affamés, car la nourriture manque à  notre âme. Nous avons soif de vérité. Pourtant, notre appétit n’obtient jamais satiété. Il y a bien un remèdes à ce grand malheur : l’expression de soi. L’expression de notre nature intrinsèque, notre essence. Nous sommes nés pour devenir ce pour quoi nous sommes venus ici. Et c’est pourquoi nous sommes si malheureux. Nous n’avons pas osé nous écouter.


 L’ambition

Le sort de toute une nation. L’ambition… Elle a eu un effet dévastateur sur nous. Elle nous a menés haut, pensez-vous? Certainement pas! Elle nous a enduites d’une colle dans lequel nous sommes restés pris et elle a fait ralentir nos vibrations positives. Nous n’avions plus d’autres choix que d’accepter notre sort et de vibrer au même rythme pour parvenir à ressentir une once de bonheur.

Nous étions persuadés que c’était ce qu’il y avait à faire. D’ailleurs, pas une seule personne ne pensait différemment. Nous étions certainement autre chose que notre nature profonde. Nous étions le dessein d’une nation, les désirs d’une société ou les besoins matériels d’un patron. Les aptitudes se sont développées au fil du temps. La richesse nous a attirés à elle. Et, plus nous nous rapprochions de ce faux moi, plus nous étions applaudis. Plus nous étions applaudis, plus nous avancions vers cette fausse perception du bonheur.

Nous en avons fait plus. Nous avons réalisé plus de choses encore et, malgré tout, nous nous sentions vides. Nous ne cessions de critiquer notre travail, les coéquipiers et les manières d’obtenir des résultats. On peut le voir chez certains patrons… Leur attitude au travail laisse à désirer. Ils gèrent soit par la peur ou la dictature. Ils prennent des décisions sanglantes, empêchent les autres de s’exprimer ou n’écoutent pas. Ils se concentrent sur rien et sur tout, dépassés par les évènements. Quant aux personnes les plus ambitieuses, elles parlent plus fort que les autres sans tenir compte de ceux qui les entourent. L’ego donne raison à leurs agissements : « Comment veux-tu que j’agisse autrement avec ce genre de comportement autour de moi? ». L’ego cri de se dépêcher, sans quoi quelqu’un d’autre prendra cette place tant méritée.

Tout devient l’histoire de l’ego.


Fuir l’ego

Prenons la responsabilité de notre vie. La première clôture qu’il faudra franchir est celle de l’ego. Pour reprendre possession de notre essence, il faut arriver à fuir l’ego. Volontairement, il faut s’empêcher de croire que nous sommes distincts de toute chose. Se distinguer serait comme mettre la faute sur tout, sauf nous. Se distinguer de ce qui nous manque, c’est dire qu’on ne peut rien y changer. Se distinguer des autres, c’est refuser de croire que les autres peuvent nous apporter quelque chose et se penser au-dessus de.

De terribles croyances suggèrent également que tout doit passer par l’ego pour satisfaire notre vie. Nous croyons que notre valeur dépend de ce que les autres pensent de nous. Nous croyons que nous sommes ce que nous possédons. Nous croyons que nous sommes ce que nous faisons. L’ego se valorise et se substitue à la place du lieu sacré qui est en nous.

La source de notre être se trouve à l’opposé de la direction dans laquelle s’est engagé l’ego. Plus vous nourrirez l’envie de retrouver votre source, plus vous vous éloignerez de l’objectif qu’avait votre ego. Petit à petit, votre pensée façonnera votre nouvelle réalité. Vous commencerez à retrouver vos repères, vous vous éloignerez des gens et des choses qui contredisent vos actions divines et vous vous sentirez gonflé de bonheur. À lire : Faire réaliser ses pensées dans la matière

Vos actions se limiteront à ce que vous avez réellement envie de faire. Vous cesserez de tourner en rond, de surproduire dans tout et trouverez l’équilibre. Vous en ferez moins et serez beaucoup plus heureux. Vous vous ferez confiance. Vous n’aurez plus besoin de l’approbation des autres.

Lorsque nous empruntons cette nouvelle voie, nous commençons à remarquer que certaines choses se mettent en place. De joyeuses coïncidences surviennent. L’aide apparaît. Les forces travaillent pour nous.

Soyez prêts à changer!


Donner un sens

La dernière étape est, étrangement, notre lieu d’origine. C’est le retour à la case départ : notre essence. Nous avons tout fait pour nous en éloigner, mais nous y retournons enfin pour nous accomplir. La fin du faux moi survient. Les ambitions du départ sont remplacées par la pureté de notre être. Nous sommes à la maison. Tout devient clair. Les processus s’enclenchent les uns après les autres afin de s’ouvrir à notre moi ultime. En éradiquant l’ego, nous parvenons à libérer notre essence.

Lao-Tzeu parle de quatre vertus qui constituent notre nature originelle.

  1. Le respect à l’égard de tout ce qui est vivant
  2. La sincérité naturelle
  3. La douceur
  4. L’appui (nous sommes appuyés dans le processus de vie authentique)

Les quatre vertus ne forment pas un dogme extérieur, mais un ingrédient de votre nature originale. Lorsqu’elles sont mises en pratique, elles engendrent la sagesse et évoquent les cinq grâces : santé, richesse, bonheur, longévité et paix.

Entreprendre le virage vers une vie pleine de sens amène la confiance en tout ce qui nous entoure; nous, les autres et notre source. Nous arrivons à nous épanouir et devenons ce pour quoi nous sommes ici. Les jugements disparaissent et nous ne faisons qu’un avec le reste du monde. Nous comprenons, à ce stade, certains principes que nous avions de la difficulté à mettre en pratique : le bonheur, la paix intérieure et l’amour.

Passer de l’ambition vers le sens vous propulsera à des niveaux d’énergie inégalés.

Namasté.

Comment (1)

  1. CM Malou 1 année ago

    sujet très intéressant mais qui demande un débat.

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