Mon obsession à vouloir me faire comprendre
23 mars 2017 Sandra Lacombe

Mon obsession à vouloir me faire comprendre

Posted in Blogue, Contrôler mes émotions, Paix intérieure, Se libérer du passé

Danser, pour me faire remarquer. Danser, pour être seule sur scène. Cambrer l’échine, puis soutenir l’arabesque. Un grand jeté au hasard. Une danse savamment chorégraphiée. Et si j’ajoute un port de bras? Maintenant, me voyez-vous? J’allonge le cou, resserre les cuisses, détends les épaules tout en gardant le regard fier. Je pirouette, je cabriole, je saute toujours plus haut… toujours seule. Mon interprétation est digne des grands ballets. Je le pense, du moins.

Pourquoi ne m’applaudit-on pas à tout rompre? Parce que chacun travaille à son rythme. Certains en sont toujours à comprendre la mélodie, tandis que d’autres tentent de maîtriser le 5e tour d’une pirouette. Ce n’est donc pas donné à tous le pouvoir de déceler l’expert du débutant.

Les mouvements de l’esprit. Le rythme de l’esprit. La souplesse de l’esprit. Tout ceci est unique à chaque personne.

L’esprit fait sa propre danse. Sa performance, aujourd’hui, est l’expression directe de ses apprentissages passés. L’esprit est donc unique à chacun d’entre nous et lui seul peut décider comment réagir à la musique.

On s’épuise à vouloir obtenir la validation de nos proches, on se fatigue à vouloir être compris et on s’époumone à répéter les mêmes choses afin d’être entendu. Mais, peut-être en sont-ils simplement incapables? Certains arrivent à faire le grand écart dès leur plus jeune âge, d’autres n’y arriveront jamais. Dans l’art des émotions et de l’éducation spirituelle, c’est la même chose!

Mon fils de 10 ans m’apprend la vie à certaines occasions. Il possède encore cette pureté d’âme que seuls les enfants détiennent et si je suis à l’écoute, je peux me servir de lui comme enseignant. Parfois, l’inverse se produit et je deviens l’enseignante.

Vous voyez, on ne peut demander à un citron de nous fournir du jus d’orange. On peut se battre avec lui, le menacer, le jeter par terre, mais nous n’obtiendrons toujours que du jus de citron. C’est ce qu’il EST dans l’instant. Le citron est un foutu citron! Aussi frustrant que cela puisse être, il faut accepter ce qu’il est, même si nous avons un besoin urgent de boire du jus d’orange.

Avec les gens, c’est pareil. Il faut accepter ce qu’ils sont et accepter qu’ils n’arrivent pas à comprendre ce que nous sommes, car ils en sont incapables.

Tentez de laisser-aller et, plus que tout, tentez d’acceptez la situation. Enracinez-vous dans votre propre sentiment d’intégrité et « validez » ce que vous êtes sans chercher chez les autres ce besoin. 

Comment (1)

  1. Christian 2 années ago

    Bonjour,
    C’est si vrai!
    Excellent article. Précis, bien imagé, et surtout, si révélateur de ce sentiment qui nous habite trop souvent.

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