La triste réalité d’une vie trop remplie
23 novembre 2015 Sandra Lacombe

La triste réalité d’une vie trop remplie

Publié dans Blogue, Bonheur & vie passionnante, Changer ma vie, Contrôler mes émotions

La vie est un vrai tourbillon. Je le sais bien. Tout doit être réglé au quart de tour pour que tout fonctionne comme sur des roulettes.

On se bat pour se lever aussitôt que l’alarme sonne en hurlant ô misère! Une fois debout, on se querelle afin que nos petits amours coopèrent. On prépare les lunchs de toute la famille, on surveille la marmaille pour qu’elle soit prête pour l’heure du départ et l’on prépare le petit déjeuner en catastrophe. Au boulot, aucun répit! Et la routine reprend au retour de tout ce beau monde à la maison. La popote, les activités, les leçons, les bains, les crises, les amis, le ménage, le lavage, promener le chien… Et, par-dessous tout, ON N’A PAS LE CHOIX DE FAIRE TOUT ÇA!

Vraiment?

Pourquoi nous imposer tant de stress? Pourquoi croit-on que ce régime de vie est obligatoire? Pourquoi sommes-nous incapables de nous arrêter?


Comment retrouver le calme et l’enseigner à nos enfants

Faites-en moins!

Oui, nous avons le droit d’en faire moins! Que se passerait-il si le ménage n’était fait qu’une semaine sur deux? Et si nous en faisions moins pour le dîner? Et, si votre enfant n’était inscrit qu’à une seule activité au lieu de deux? La réponse est toute simple : notre qualité de vie et celle de nos enfants seraient meilleures, bien meilleures.

La réaction immédiate est de repousser cette idée. Nous nous justifions avec une ribambelle de raisons valables. Mais réfléchissons un peu plus loin.

  • Nous passons la journée du dimanche à cuisiner les repas de la semaine au lieu de nous amuser et connecter avec nos enfants;
  • Nous demandons à nos enfants d’étudier dans la voiture en route vers le cours de tennis au lieu d’être assis calmement dans un endroit approprié;
  • On frotte le carrelage au lieu de prendre cet instant pour profiter de la paix intérieure;
  • On socialise sans cesse au lieu de parler moins et de le faire lorsque ça compte réellement.

On remplit nos vies dans le seul but de s’éloigner du silence. Nous sommes si peu habitués d’être en contact avec nous-mêmes, que nous tentons désespérément de trouver de quoi nous distraire, persuadés que nos enfants n’y voient aucun problème. On se dit qu’ils sont heureux, qu’ils ne veulent pas arrêter les nombreuses activités auxquelles ils sont inscrits, qu’ils jouent entre amis pendant que nous cuisinons toute la journée.


Un enfant qui ne connaît rien d’autre ne peut apprécier autre chose. Nos enfants ne peuvent apprécier le calme si nous leur avons enseigné à patauger dans le chaos. Pour eux, c’est la normalité.


Il faut apprendre à se connecter à la terre

Plus je vieillis, moins je suis impressionnée par les pirouettes que font les gens pour tenter d’être différents. Je suis de loin plus impressionnée par l’intégrité et l’authenticité des gens.

Je me rends compte que nous sommes de moins en moins nous-mêmes dans nos sociétés modernes. On trouve rarement des gens connectés à la terre et qui vivent du fond de leur âme ce qu’ils ont choisi d’être. Tout ça vient, entre autres, de cette surproductivité à laquelle nous sommes soumis depuis notre tendre enfance.

En ne nous arrêtons pas, nous éloignons nos enfants de leurs forces naturelles. Ils n’ont pas le temps d’apprendre à se connaître réellement. Ils se font plutôt dicter qui Être, à quel moment Être et où Être. Peu de place est laissée à leur essence et à la connaissance d’eux-mêmes.

Il ne faut pas éliminer toutes les activités ni arrêter de cuisiner complètement. Mais, essayons de diminuer considérablement nos habitudes à la productivité. Vous vivrez dans la paix et vous enseignerez à vos enfants à être conscients. Et quand vous aurez appris à en faire moins, faites-en encore moins!

Vous reconnaissez-vous?

Namasté.

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