Il y a une façon de se sortir d’une mauvaise passe
27 septembre 2016 Sandra Lacombe

Il y a une façon de se sortir d’une mauvaise passe

Publié dans Blogue, Bonheur & vie passionnante, Se libérer du passé
Ceci texte fut écrit en début d’année 2016

Il est possible de pratiquer la méditation, de se passionner pour l’art de la paix intérieure, de dévorer tous les livres sur le thème du moment présent, de consulter des thérapeutes de l’âme, de s’entourer d’amis positifs et de faire des retraites dans le silence, il arrive tout de même que l’on perde pied. Il est possible que les évènements de la vie soient plus grands que ce que l’on est capable de comprendre. Il suffit qu’un enchaînement de situations nous tombe sur les épaules pour se rendre compte que nous ne sommes pas infaillibles. Que malgré tout le travail accompli en nous, notre esprit s’embrouille et s’éloigne de cet endroit paisible que l’on a construit au fil des années.

Ce n’est pas facile de maîtriser l’art de la paix intérieure, surtout lorsque l’on est entouré d’un monde qui bouge à des vitesses folles. La cadence est parfois trop intense et l’enchaînement d’évènements difficiles devient une montagne à franchir. L’école de sagesse que l’on a construite de nos mains nues semble s’effondrer avec toutes ses connaissances à l’intérieur.

Pour ma part, ces derniers mois ont été chargés en émotions dans ma vie personnelle. Petit à petit, je me suis enfoncée dans une spirale sans fin où chaque évènement devenait trop lourd à supporter. Par ma nature fonceuse, j’ai su garder le cap durant tout ce temps, mais en vérité, j’étais en train de m’écrouler de l’intérieur. Trop. Il y en avait trop. Trop pour une seule personne. Trop en même temps. Trop pour arriver à mettre mes idées claires. Trop! Je faisais face à cette fameuse montagne que l’on regarde à son pied, debout, la tête penchée vers l’arrière, à se dire : « Je ne veux plus avancer. C’est trop haut, trop loin. Arrêter de me dire de faire un pas à la fois. Je ne veux plus, point! »

Étrangement, tout ceci se passait à l’intérieur sans que je sois capable de me l’avouer. Je continuais d’avancer en criant que tout allait bien. Je suis comme ça. Depuis toujours, j’avance et je fais tomber les quilles une à une. J’ai confiance en la vie.

Pourtant, je m’enlisais. Comment n’ai-je rien vu? Comment, après toutes ces année à travailler sur moi-même et à m’enrichir de cette nouvelle aura, j’avais pu passer à côté de ceci et à m’éloigner de ma véritable raison d’être?

La vie est ainsi faite de haut et de bas. Je le sais. Je le savais! Je prenais donc les évènements un à un, sans trop m’en plaindre sachant qu’ils avaient tous quelque chose à m’apprendre. Je continuais à marcher vers mon but. Mais, une suite d’évènements m’a alourdi peu à peu. J’avançai donc avec mes connaissances, me disant et me remémorant tout ce dont j’avais appris. Cependant, j’oubliais l’essentiel. Lorsque les émotions sont trop fortes, il faut les vivre. Il faut les laisser être sans chercher à les enfouir sous une pluie de paroles positives. Il faut savoir balancer les choses. C’est un savoir-faire! Et, plutôt que de chercher de l’aide, j’ai enfoui mon mal à l’intérieur pour protéger les autres et espérer sauver les apparences.

Aujourd’hui, je suis toujours convaincu que ce que j’ai appris et mis en pratique depuis des années doit continuer à vivre en moi. Tout était parfait. Tout était vrai. Et, c’est pour cette raison que j’ai continué d’avancer sans rien demander. Et, c’est aussi pour cette raison que mon esprit s’est embrouillé. Je n’ai pas osé demander de l’aide. Je n’ai pas osé vivre certaines peines, je n’ai pas osé mettre un frein à certaines situations me croyant capable, comme toujours, d’affronter les évènements et d’encaisser les coups sans interrompre le cours de ma vie.

J’ai tiré plusieurs leçons de ceci.

  1. Je crois toujours que les situations de la vie nous apprennent des tas de trucs et qu’elles se mettent sur notre chemin pour une raison qui peuvent nous sembler injuste au départ. Et c’est ce que je retiens de ce dernier parcours.
  2. Je ne suis pas seule en ce monde. J’ai le droit de ne pas être parfaite. J’ai le droit de dire aux autres : « Pour l’instant, je dois m’occuper de moi, avant de m’occuper de toi. »
  3. « Je ne suis pas une béquille. Je peux t’aider si tu en as besoin, mais je ne peux éponger tes malheurs à ta place. »

Se ressaisir, c’est aussi constater que l’on s’est éloigné des vertus qui nous font se sentir bien. Se ressaisir, c’est être capable de s’avouer ce qu’il nous déplaît d’entendre et de faire ce qui n’est pas naturel de faire. Mettre un frein à certains évènements n’est pas facile. On est si habitué de courir comme un hamster dans une roue sans fin que l’on avance parfois comme un automate sans se questionner sur la nécessité des choses.

Les étapes de la reconstruction

  • S’avouer que l’on s’est perdu et noter où l’on s’est perdu.
  • Prendre conscience que l’on a besoin d’aide et demander de l’aide. Que ce soit au niveau de la famille ou d’un spécialiste de la santé mentale, il faut oser dire que l’on y arrive plus seul.
  • Reconnecter avec le moment présent. Une chose à la fois… une chose à la fois. Cessons d’agoniser sur le passé et de stresser pour le futur.
  • Se détendre. On est porté à s’asseoir dans un coin et à ressasser en chaîne les évènements. Il est plus utile de se prendre soi-même par la main et de se dire : « tu souffres et c’est normal. Allonge-toi, respire, berce-toi, je suis là pour toi. »
  • Mettre les choses en perspectives. C’est notre ego qui réagit aux évènements. On se sent attaqué lorsque les situations ne se produisent pas comme on le désire. Il est préférable de dire que l’on n’arrive pas à comprendre pourquoi une telle chose nous arrive, plutôt que de croire qu’elle est là pour nous faire du mal.
  • Prendre le temps de faire ce qui nous plaît. Tout prend des proportions énormes lorsque l’on ne sent pas bien. Alors, bien que de prendre une chose à la fois est la meilleure chose à faire, on n’a pas toujours le goût d’entendre ceci en repensant à tout ce qui nous attend. Mais, si l’on pense à ce qu’il nous plairait vraiment de faire et de le faire, notre moral reprend des forces.

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